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L’histoire d’un projet passionné
Ce n’est qu’un passe-temps, ça n’ira pas loin
Nous avons adopté Linux
Linux fête ses 35 ans : l’histoire d’un projet passionné qui a révolutionné le monde informatique
Ce 25 août 1991, un étudiant finlandais publiait un message sur Usenet. Il détaillait un petit noyau expérimental, sans imaginer l’ampleur que ça prendrait. Trente-cinq ans plus tard, Linux est partout, de la Station Spatiale Internationale à votre smartphone.
Linux fête ses 35 ans : le projet open source qui a tout changé
L’histoire de ce système d’exploitation commence par un simple passe-temps. Linus Torvalds, 21 ans, voulait un système libre, gratuit, et surtout ouvert. Ce refus du propriétaire a jeté les bases d’une révolution informatique sans précédent.
Car oui, ce petit programme maladroit est devenu un mastodonte. En 35 ans, Linux est passé de quelques milliers de lignes de code à plus de 40 millions. Il propulse aujourd’hui 80 % des serveurs web, tous les supercalculateurs et des milliards de terminaux Android.
Le plus fascinant, c’est que tout repose sur une idée simple : la collaboration. Des milliers de développeurs, souvent bénévoles, scrutent chaque ligne de code. La communauté développeurs est devenue une force que même les plus grands empires logiciels n’ont pas su contrer.
Et ce n’est pas fini. Le créateur originel, Linus Torvalds, supervise toujours les modifications majeures. Il valide, critique, et parfois il s’énerve. Mais cette énergie brute fait partie du charme du projet open source, une véritable leçon de technologie horizontale.
Pourquoi ce système d’exploitation a-t-il conquis la planète ?
La réponse tient en un mot : la liberté. Dès 1992, le noyau bascule sous licence GPLv2. Chacun peut lire, modifier et redistribuer le code. Cette transparence radicale a attiré une génération de passionnés, bien décidés à ne pas dépendre d’un éditeur.
Pendant ce temps, les concurrents s’enfermaient dans des stratégies propriétaires. L’ironie est totale. Aujourd’hui, même Microsoft utilise Linux dans ses datacenters. Vous avez bien lu. Le géant de Redmond, autrefois ennemi juré du pingouin, collabore désormais avec la fondation.
La communauté développeurs, moteur de l’innovation
Quand on pense à Linux, on imagine souvent un terminal noir et un fond d’écran ascii. C’est un peu vrai. Mais c’est surtout une organisation horizontale, ou la compétence prime sur le diplôme. Le meilleur code gagne, point final.
Cette dynamique a permis des avancées technologiques majeures. Les plus grandes entreprises, de Google à IBM, financent désormais le noyau. Elles savent que l’innovation naît de cette intelligence collective. C’est une leçon de management que beaucoup devraient méditer.
D’ailleurs, l’histoire du nom Linux est un joli symbole de cet esprit. Au départ, Linus Torvalds voulait appeler son bébé Freax, un mélange de free et de freak. L’administrateur du serveur FTP, un ami, trouvait ce nom horrible. Il a renommé le dossier sans demander l’avis de personne. Et le système d’exploitation s’appelle Linux, un pur hasard de l’histoire.
Linux en 2026, entre héritage et mutations
Alors qu’il fête ses 35 ans, Linux domine tout ce qui est connecté. Les smartphones Android, les serveurs web, les consoles de jeux récentes, les routeurs, les voitures. Rien de tout cela ne fonctionnerait sans son noyau. Même l’intelligence artificielle générative tourne massivement dessus.
Le seul territoire de résistance reste le desktop. Les particuliers boudent encore ce logiciel libre, malgré des distributions de plus en plus accueillantes. Mais les choses bougent. La lassitude face aux restrictions propriétaires, les publicités intégrées, les télémétries invasives, tout cela pousse des curieux à tenter l’aventure.
Je me souviens de ma première compilation du noyau. C’était long, laborieux, exaltant. Cette sensation n’a pas changé pour des millions de bidouilleurs. Linux reste ce projet passionné, imparfait, vivant. Il continuera de bousculer les géants, avec ou sans leur accord. Bon anniversaire, Linux !
Source : www.generation-nt.com
« Ce n’est qu’un passe-temps, ça n’ira pas loin »
Linus Torvalds a lancé Linux il y a 35 ans – et a failli l’appeler « Freax » . Article de Steven Vaughan-Nichols
En 1991, Unix était un système d’exploitation x86 important mais secondaire. Cette année-là, le 25 août, un étudiant finlandais de troisième cycle nommé Linus Benedict Torvalds annonçait sur le groupe Usenet comp.os.minix qu’il travaillait sur « un système d’exploitation (libre) (juste un passe-temps, ça ne sera pas un projet d’envergure ni professionnel comme GNU) pour les clones AT 386 (486) ».
Personne ne le savait, pas même Torvalds, mais le monde de la technologie était sur le point de changer pour toujours.
Trente-cinq ans plus tard, Linux domine le secteur informatique. Presque tous les grands sites web, y compris Google, Facebook et Wikipédia, fonctionnent sous Linux. Il en va de même pour le cloud. Même sur Azure de Microsoft, Linux est le système d’exploitation le plus populaire. Quant aux supercalculateurs, les 500 supercalculateurs les plus rapides au monde fonctionnent sous Linux. Grâce à Android, Linux est également le système d’exploitation le plus populaire auprès des particuliers.
Pas mal pour un système d’exploitation créé par passion.
Quatre dates d’anniversaire
Torvalds et moi avons discuté de Linux et de son histoire, et il se dit à la fois ravi et perplexe face à l’ascension de Linux. Mais en ce qui concerne la date d’anniversaire du système d’exploitation, Torvalds a déclaré qu’on pouvait considérer qu’il y en avait quatre :
« Le premier message publié sur un forum est plus officiel (25 août), et on peut le retrouver grâce aux en-têtes indiquant la date, l’heure et tout le reste. En revanche, je ne pense pas que la version 0.01 ait jamais été annoncée publiquement (seulement en privé à quelques personnes qui avaient manifesté leur intérêt, et je ne pense pas qu’aucun de ces e-mails ait été conservé). De nos jours, pour déterminer la date de la version 0.01 (le 17 septembre), il faut consulter les dates des fichiers contenus dans l’archive tar qui subsiste encore.
« Donc, les deux dates me conviennent. Ou l’une ou l’autre.
« Et, soit dit en passant, certaines personnes avanceront d’autres dates encore. Par exemple, la première quasi-mention publique de Linux remonte au 3 juillet : c’est à cette date que j’ai demandé pour la première fois publiquement de la documentation POSIX sur le forum Minix et que j’ai mentionné que je travaillais sur un projet (sans toutefois le nommer). À l’autre extrémité, le 5 octobre a marqué la première fois où j’ai réellement annoncé publiquement une version de Linux : « version 0.02 (+1 patch (très petit) déjà) ».
Un petit étudiant d’Helsinki
À cette époque, Torvalds était encouragé par ses professeurs à l’université d’Helsinki.
« La plupart du temps, Linux passait largement inaperçu — ce n’était pas comme si c’était un projet universitaire, et je ne voulais pas que ça le soit — mais l’université d’Helsinki (du moins le département d’informatique) était très ouverte aux activités “extracurriculaires” non officielles. Je ne pense pas non plus que Linux ait été particulièrement exceptionnel à cet égard. Il s’est simplement avéré que le projet a pris de l’ampleur. Je n’ai jamais eu l’impression qu’il fallait travailler d’une manière particulière, ni que seules les initiatives universitaires officielles et approuvées bénéficiaient de ressources. Par exemple, le département d’informatique a fini par tester (puis utiliser assez largement) des machines Linux équipées de X en tant que clients légers, mais aussi une machine DEC Alpha sous Linux dans la salle des serveurs. Bien sûr, l’utilisation de Linux dans les universités n’était pas vraiment inhabituelle, mais je pense qu’ils y étaient particulièrement ouverts parce que c’était un projet local et sympa. »
À l’époque, Torvalds pensait appeler Linux « Freax », un mélange de « free », « freak » et « x » pour évoquer un système de type Unix. Cependant, lorsqu’il a mis le code en ligne sur le serveur FTP de FUNET, son ami Ari Lemmke, qui avait mis en place les premiers serveurs, n’aimait vraiment pas « Freax » ; il a donc baptisé le répertoire du projet « Linux » à la place, et ce nom est resté.
Essayer cette nouveauté
La première personne à avoir « installé » ce système d’exploitation tout juste sorti des starting-blocks fut son pote, Lars Wirzenius. Wirzenius se souvient : « Les gens étaient intéressés par l’essai de cette nouveauté, Linus devait donc fournir une méthode d’installation et des instructions. Comme il ne disposait que d’un seul PC, il est venu chez moi pour l’installer sur le mien. Comme son ordinateur avait servi à développer Linux, qui s’était simplement greffé sur son installation Minix, il n’avait en réalité jamais été installé auparavant. C’est donc sur le mien que Linux a été installé pour la toute première fois. Pendant ce temps-là, je faisais une sieste, et je recommande cette méthode d’installation de Linux : faire la sieste pendant que Linus s’occupe du gros du travail. »
Dès que la version 0.02 a été disponible, un petit groupe de bénévoles enthousiastes s’est mis à télécharger, tester, peaufiner et renvoyer des correctifs à Torvalds par e-mail et via Usenet. Ainsi, dès le début, Linux est devenu un projet collaboratif. Le tournant décisif a été que Torvalds n’a pas seulement accepté les modifications apportées par des tiers, mais qu’il les a activement encouragées, considérant son noyau comme un bien commun que d’autres pouvaient enrichir.
Un projet qui grandit très vite
Il n’a pas fallu longtemps à Torvalds pour se rendre compte que son petit projet ne resterait pas petit bien longtemps. À la fin de l’année 1991, Linux attirait davantage l’attention que GNU Hurd ou Minix (Andrew Tanenbaum (un système d’exploitation Unix éducatif libre et révolutionnaire). Torvalds a expliqué :
« J’ai commencé à mettre en place la pagination sur disque vers Noël 1991, et à ce moment-là, Linux faisait des choses que Minix ne faisait pas. C’était l’une des raisons pour lesquelles le numéro de version est passé de 0.03 (probablement en novembre 1991) à 0.12 (en janvier 1992).
« Ce n’était pas vraiment révolutionnaire (d’autres avaient déjà créé des extensions de Minix permettant la pagination, etc.), mais c’était le signe que Linux commençait à faire des choses auxquelles Minix ne m’avait pas habitué.
« À l’été 1992, X fonctionnait et Linux ressemblait tout simplement à une créature complètement différente du Minix auquel je m’étais habitué (mais je ne sais même pas ce qu’est devenu Minix par la suite).
« Le reste s’est déroulé assez progressivement et ne m’a jamais vraiment frappé comme étant aussi exceptionnel que la prise de conscience, début 1992, qu’il y avait en fait des gens que je ne connaissais pas qui utilisaient et bricolaient Linux. »
Beaucoup plus modeste à l’époque
L’un des premiers contributeurs, et toujours responsable de maintenance de Linux aujourd’hui, était Theodore « Ted » Ts’o. Il a créé le premier miroir Linux en Amérique du Nord. Ts’o m’a confié :
« J’ai commencé à m’amuser avec Linux vers septembre 1991. À l’époque, il n’y avait qu’une liaison de 64 kbps entre la Finlande et les États-Unis. Heureusement, les sources de Linux étaient bien plus légères à l’époque : celles de Linux 0.11 ne faisaient que 93 Ko. Mais nous devions tout de même partager cette interconnexion européenne avec tous les autres utilisateurs d’Internet de l’époque, ce qui pouvait ralentir considérablement les temps de téléchargement. »
Il a poursuivi : « Comme le MIT était l’un des membres fondateurs du New England Academic and Research Network (NEARnet), il disposait de plusieurs liaisons micro-ondes de 10 mégabits vers Harvard, l’université de Boston et BBN, d’où il se connectait au reste d’Internet. (La plupart des universités ne disposaient à l’époque que de lignes T1 à 1,5 mégabit.) J’ai donc mis en place un serveur FTP à l’aide de ma VAXstation 3100 posée sur mon bureau, qui s’appelait tsx-11.mit.edu. »
C’est à ce moment-là que je me suis lancé dans l’aventure. J’utilisais Unix depuis plus d’une décennie. J’avais vu les messages sur Usenet et j’ai décidé de tenter le coup. Mais je n’ai pu m’y essayer qu’après que Ts’o eut mis en place son serveur FTP. Vous l’avez peut-être remarqué, j’apprécie beaucoup Linux.
Dirk Hohndel, un bon ami de Torvalds et directeur d’Ericsson Software Technology, m’a récemment confié :
« Les premières présentations sur Linux (et XFree86) lors d’une conférence ont eu lieu à l’automne 1993 au NLUUG à Ede, aux Pays-Bas. La conférence comportait deux volets. La salle où devait se tenir l’intervention de Linus était bondée, ce qui représentait un véritable risque d’incendie, avec des gens assis dans les escaliers, etc. Juste avant que Linus ne commence, la porte s’est ouverte à nouveau et quelques personnes supplémentaires sont entrées. L’un des organisateurs leur a dit que la salle était trop pleine et qu’ils devaient se rendre dans la salle voisine, où se déroulait l’autre volet. L’une des personnes qui venaient d’entrer a répondu : « Eh bien, je suis l’autre intervenant, et ce sont les personnes qui devaient assister à ma présentation, mais nous préférons tous écouter celle de Linus. »
Open-source
Le terme désignant ce qui se passait avec Linux n’avait pas encore été inventé. Aujourd’hui, on appelle cela l’open source.
Ce concept, selon lequel des développeurs travaillent ensemble sur un code détenu et géré en commun, est devenu la méthode de développement logiciel la plus importante de l’histoire. Si Linux n’aurait pas existé sans Linus, des développeurs influents des débuts de Linux, tels que Theodore Ts’o, James Bottomley, Gerald Pfeifer et Greg Kroah-Hartman, ont également joué un rôle essentiel dans son essor. Bien sûr, ils n’avaient aucune idée de ce que tout cela allait donner.
Comme me l’a confié Torvalds : « Le Linus de 1991 ne pensait vraiment pas à ce qui se passerait 30 ans plus tard, et s’il l’avait fait, il n’aurait jamais imaginé que l’expérience sur laquelle il travaillait existerait encore aujourd’hui. D’autres projets semblaient bien plus sérieux. »
Le passage à GPLv2
Avec le recul, Torvalds a déclaré qu’il se disait souvent : « Certaines de ces premières réalisations ne sont probablement plus grand-chose aujourd’hui, mais elles me semblaient importantes simplement parce qu’elles étaient surprenantes et/ou significatives à l’époque. »
Par exemple : « Personnellement, la version 0.03 a été une étape majeure ; c’est à ce moment-là, je crois, que Linux est devenu autonome pour la première fois. Et la version 0.12 a marqué le moment où il est soudain devenu presque utile pour certaines personnes, et où l’on pouvait réellement effectuer un travail concret, bien que limité, avec (et c’est à ce moment-là que s’est produit ce que j’ai mentionné plus haut : « Tiens, des gens que je ne connais pas l’utilisent »). Certes, il fallait être un vrai passionné pour s’y essayer, mais il y a encore aujourd’hui des développeurs du noyau actifs qui datent de cette époque. »
Si l’on prend du recul, Torvalds a déclaré que la période du début de l’année 1992, lorsque Linux est passé à la Licence publique GNU version 2 (GPLv2), a été particulièrement importante. Il se souvient : « Ce n’était pas la licence d’origine, mais je suis convaincu que cela a largement contribué à la généralisation de Linux. Tout le monde n’apprécie pas la GPL, et j’ai moi-même eu des différends avec la FSF [Free Software Foundation], mais je pense sincèrement que la GPLv2 a joué un rôle crucial, et qu’il ne faut pas minimiser l’importance des questions de licence. »
Il a également déclaré : « Je pense que l’implication des entreprises a été extrêmement importante — et cela peut sembler tellement évident que cela en devient banal et stupide, mais certains secteurs de la communauté open source se sont montrés assez hostiles à toute implication commerciale. »
Un intérêt commercial important
Mais l’intérêt commercial pour Linux a été important : « C’est une question de culture, et même si cela a commencé modestement (avec diverses distributions Linux commerciales apparues dès 1992), ce phénomène s’est inscrit dans la continuité. Quelques événements majeurs ont marqué ce parcours : l’arrivée d’IBM, Oracle, l’introduction en bourse de Red Hat, etc., mais je pense que le facteur sous-jacent le plus important est en réalité la coexistence entre les développeurs du noyau open source et un grand nombre d’entreprises très différentes. Je pense que c’est assez inhabituel et unique.
« Il y a eu des défis purement techniques. C’est un phénomène tellement constant qu’il est difficile de citer un exemple particulier. Je pense que les premiers portages vers d’autres architectures ont peut-être constitué, d’un point de vue conceptuel, l’une des avancées les plus importantes (et en particulier le portage Linux/alpha), car cela a complètement changé le paysage des cibles.
« Bien sûr, les systèmes de contrôle de version (VCS) BitKeeper, puis bien sûr Git, ont tous deux constitué des avancées majeures, simplement en raison de la façon dont ils ont transformé ma capacité à gérer le code source. Quelques parties de l’arborescence du noyau avaient déjà testé CVS [Concurrent Versions System], mais ce n’était vraiment pas un outil adapté à un projet aussi distribué. Ainsi, BK et Git n’ont pas changé le noyau directement, mais ont rendu certains de ces progrès possibles indirectement. »
En effet, Torvalds m’a confié que ce n’est qu’après avoir créé Git qu’il s’est senti comme un programmeur accompli. Après cela, il n’avait plus à craindre que Linux ne soit qu’une réussite ponctuelle.
Pas de retraite en vue
Il y a cinq ans, Torvalds m’a confié qu’il se voyait continuer : « J’ai 51 ans, je suis encore jeune, j’aime ce que je fais. Que ferais-je si je ne m’occupais pas de Linux ? Bricoler dans le jardin ? Certainement pas. Vous pourrez me reposer la question dans quelques années, quand les enfants auront tous pris leur envol (l’un a déjà quitté le nid, un autre fait des études supérieures, le dernier est encore à la fac). Non pas que je m’attende à ce que le jardinage me semble plus probable d’ici là, mais vous pouvez toujours me le demander. »
Aujourd’hui, Torvalds ne se voit toujours pas prendre sa retraite pour se consacrer au jardinage de sitôt, ni même jamais. Certes, ces derniers temps, il ne se considère plus comme un programmeur ; il est avant tout un responsable de la maintenance. L’IA, qui était en 1991 un sujet de niche en informatique, est devenue la technologie la plus en vogue de 2026. Cela convient parfaitement à Torvalds, qui a lui aussi adopté l’IA, notamment pour détecter les bogues dans Linux.
Quelle sera la suite ? Affaire à suivre. Récemment, le seul domaine où Linux n’avait pas encore supplanté tous ses anciens rivaux, à savoir les ordinateurs de bureau, est enfin en train de passer à Linux. Alors, qui sait ? D’ici 2031, lorsque Linux fêtera ses 40 ans, peut-être sera-t-il le premier système d’exploitation pour ordinateurs de bureau.
Nous avons adopté Linux
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